« Le seul reproche que je ferai à l’exposition c’est d’avoir inclus Roy Lichtenstein. C’est d’avoir fait rentrer le pop art dans l’affaire de Monet. C’est-à-dire de jouer du second degré, là où Monet est exemplaire par le premier degré. Ce qui nous fait peur aujourd’hui c’est d’être au premier degré. Toute la difficulté, c’est d’être au premier degré pour nous. Le second degré on en a partout. Des produits dérivés qui sont là, aux expositions à Versailles. Le second, le troisième, le cinquième degré, il y en a pour tout le monde. Le premier degré c’est très difficile. »
Gérard Traquandi, sur France Culture, le 22 septembre 2010, à propos de l’exposition Monet au Grand Palais.
« – J’ai une bonne et une mauvaise nouvelles.
– Je ne veux que la bonne.
– Il n’a pas souffert. »
Le reste à lire sur le blog d’Eric Chevillard.
« La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas. »
Fernando Pessoa
Bruno Tackels : Petite introduction à Walter Benjamin, Paris : L’Harmattan, 2001, p. 73.

Entendu à Là-bas si j’y suis :
« Moins y a d’carottes, plus l’bâton est gros. »
Dans les travaux discrets les manipulations décrites étaient réalisées sur des images et non sur des objets. Avec les home-mades le jeu est un peu différent. Plus classique presque.
Il ne s’agit plus de manipuler des images existantes mais bien de produire des images avec l’idée qu’elles peuvent devenir des scripts.
[...]
Il n’y a pas d’images rares.
[...]
Soit un livre :
- sur toutes les pages de gauche (couverture comprise) : FAITES
- aligné sur toutes les pages de droites (couverture comprise) : COMME D’HABITUDE
en prenant soin de changer de police à chaque double page.
Faire des images qui puissent devenir des scripts. C’est-à-dire des outils pour faire « autre chose ».
Mots clés : DiscrétionPoser l’appareil photo dans chaque coin de chaque pièce d’une maison ou d’un appartement. Depuis chaque coin faire deux photographies parallèlement aux murs constituant le coin. Editer l’ensemble.
Mots clés : Discrétion, PaysagePasser à la plastifieuse des superpositions de calques de différentes couleurs.
[...]
« Il n’existe aucune bonne peinture à propos de quelque chose. »
Ad Reinhardt, 1947.
Soyons clair : il ne s’agit pas de photographier quelque chose, il s’agit de faire une photographie.
Si on regarde un peu le début du XX ème siècle (Duchamp, Malevitch, Tatlin, etc.), on ne peut être que frappé par la nouveauté absolue de ce que ces artistes proposent.
Où en sommes-nous aujourd’hui ? En quoi un lapin gonflable change-t-il radicalement notre vision du monde, de l’art et de ce qui est possible ? En rien. [...]
Une seule urgence : écouter Frédéric Lordon.
André Gunthert a écrit un petit article à propos de photoshop et de la fausse monnaie.
Vous pouvez le trouver ici.
J’ai essayé de scanner un billet de 20 €.
A ma grande surprise le message suivant s’est affiché :

Etonnant, non ?
Roland Barthes : « La mort de l’auteur », in Le bruissement de la langue – Essais critiques IV, Paris : Editions du Seuil, coll. Points Essais, 1984, p. 68.

• Un atelier visible :
Même confiné dans l’atelier tout travail a pour vocation d’être vu. Travailler en ligne est une façon d’être continuellement visible. Peu importe que les choses soient vues, l’essentiel c’est qu’elles soient visibles. Peu importe alors qu’elles soient ratées ou réussies, leur évaluation est de toute façon toujours différée par ce qui va les suivre et qui n’est pas encore apparu. [...]
Pierre Alferi, Chercher un phrase, Paris : Christian Bourgois éditeur, coll. Titres, 1991.
• Le problème de l’idée, c’est que l’idée a toujours l’air géniale. Elle a toujours l’air d’un évènement, sinon ce n’est pas une idée. Pas une idée neuve en tout cas (et comme chacun sait il n’y a que les idées neuves qui nous intéressent). [...]
LES IDÉES SONT DES OBJETS




